Le rôle du manager a profondément évolué ces dernières années. Télétravail, intelligence artificielle, quête de sens des collaborateurs : les défis sont nombreux et exigent un renouvellement des compétences managériales traditionnelles.
L’intelligence émotionnelle au cœur du management
Les études en sciences du management convergent : l’intelligence émotionnelle est devenue la compétence numéro un des managers performants. Elle se décline en quatre dimensions.
Conscience de soi et régulation
Un bon manager connaît ses émotions, ses biais et ses limites. Il sait prendre du recul avant de réagir et ajuste son comportement en fonction du contexte. Cette maîtrise émotionnelle inspire confiance et stabilité dans l’équipe.
Empathie et gestion des relations
Comprendre ce que ressent un collaborateur, détecter les signaux faibles de mal-être ou de désengagement : l’empathie est un levier puissant de rétention des talents. Elle ne signifie pas être complaisant, mais être attentif aux besoins humains.
- Pratiquer l’écoute active lors des entretiens individuels
- Adapter son style de communication à chaque profil
- Reconnaître les contributions individuelles et collectives
- Créer un espace de confiance pour l’expression des difficultés
Le leadership à distance
Avec la généralisation du travail hybride, manager une équipe dispersée géographiquement est devenu la norme. Les compétences requises sont spécifiques.
Structurer la communication asynchrone
En mode hybride, tout ne peut pas se régler en réunion. Le manager doit maîtriser la communication écrite, définir des canaux clairs pour chaque type d’échange et s’assurer que l’information circule de façon équitable entre les collaborateurs sur site et à distance.
Le piège du management à distance, c’est de multiplier les réunions pour compenser l’absence de contact physique. Un bon manager hybride réduit les réunions et augmente la qualité des échanges écrits.
Piloter par les résultats
À distance, le contrôle du temps de travail perd son sens. Le management par les résultats repose sur des objectifs clairs, mesurables et partagés. Le manager fixe le cap, fournit les ressources et laisse l’autonomie nécessaire pour atteindre les objectifs.
L’agilité décisionnelle
L’environnement économique impose des cycles de décision de plus en plus courts. Le manager agile sait prendre des décisions avec des informations incomplètes, ajuster le cap rapidement et tirer des leçons de chaque itération.
Accepter l’incertitude
La recherche de la décision parfaite paralyse l’action. Les managers les plus efficaces adoptent une approche itérative : décider, tester, mesurer, ajuster. Cette logique, empruntée aux méthodes agiles du développement logiciel, s’applique désormais à tous les secteurs.
Conclusion
Le manager de 2026 n’est plus un chef qui donne des ordres. C’est un facilitateur qui mobilise l’intelligence collective, gère la complexité émotionnelle et pilote la performance dans un environnement incertain. Ces compétences ne sont pas innées — elles se développent par la formation, le coaching et la pratique réflexive.